La COI à la CBI

Lors du 24ième Conseil de la COI, aux Seychelles en mars 2008, décision a été prise d’autoriser la participation d’une délégation régionale de scientifiques, à titre d’observateurs, aux travaux du comité scientifique de la Commission Baleinière Internationale (sous réserve que leur participation ne se traduise pas par des engagements de la COI).

Une délégation de cinq scientifiques des pays de la COI, accompagnée d’un représentant du Secrétariat, se rendra donc à Santiago du Chili du 1er au 13 juin 2008 pour participer au comité scientifique.  Les « heureux élus » sont :COI : Denis Etienne

Comores : Ahmed Abdoulkarim

France/Réunion : Violaine Dulau

Madagascar : Yvette Razafindrakoto

Maurice : Mira Hurbungs

Seychelles : Elvina Payet

Par ailleurs, concernant la prochaine réunion de la Commission Baleinière Internationale au Chili, nous avons récemment appris que la présidente du pays d’accueil (Mme Michelle Bachelet) avait décidé d’interdire toute activité de chasse dans les eaux chiliennes et de créer un sanctuaire pour les cétacés.  Pour en savoir plus, consulter : http://www.ens-newswire.com/ens/may2008/2008-05-21-03.asp 

Bonne lecture,

Denis

2 Réponses à “La COI à la CBI”

  1. Sauzier Jacqueline dit :

    Bonjour a tous.
    Je trouve super que des representants des 5 pays membres de la COI aient pu participer aux reunions du comite scientifique de la CBI. Ceci montre que l’on peut arriver a nous positionner dans l’Ocean Indien comme etant un groupe uni.
    Je souhaiterais que nous puissions avoir un compte rendu de ces representants pour egalement avoir la chance de completer notre liste de contacts susceptibles de nous aider pour nos demarches scientifiques futures.
    Cordialement
    Jacqueline

  2. Jeremy KISZKA dit :

    La question de la reprise de la chasse commerciale prend certainement un tournant. Les arguments des pays pro-chasse, en particulier le Japon, sont très solides (parfois). Effectivement, pourquoi ne pas chasser une espèce dont on exploite fortement les ressources alimentaires (petits poissons pélagiques) ? En terme de gestion des écosystèmes, il est vrai que cet argument semble convaincant et il est d’ailleurs très récurent. Pourtant, les choses ne sont pas aussi simples et les pays occidentaux militent depuis plusieurs décennies pour l’arrêt de la chasse aux cétacés. Les stocks de certaines espèces se reconstituent bien et la reprise de la chasse pour certaines d’entres elles pourrait être permise. Par contre, militer pour que les grands cétacés ne soit plus chassés pour la simple raison qu’ils sont jugés comme « évolués » ou « magnifiques » n’est pas suffisant voire pas crédible. Pourquoi ne chasserait-on pas les grands cétacés alors que l’on décime les stocks de thons, idem pour les requins pour une simple affaire de soupe, sans que l’on arrive à enrayer le problème !!!? Tout cela ne tient pas vraiment debout… Effectivement, les baleines sont des animaux que l’on élèvent pas et qui, pour l’essentiel des espèces, ont été masacrées. Les arguments, pour qu’ils soient acceptables (ou même considérés) doivent être d’un autre ordre, à l’heure où la biodiversité connait sa 6ème crise et que le climat change de manière très significative…
    Si l’on parle de « oui il faut protéger les baleines car elles font vivre des communautés qui vivent de l’écotourisme », cela me semble plus crédible… au même titre que « oui il faut les protéger car les changements climatiques les rendent très sensibles aux modifications des paramètres de leur environnement »… Je pense donc que nous devons avant tout nous soucier de l’avenir des écosystèmes, de leur équilibre, et oublier de temps en temps la fascination que nous pouvons avoir envers ces animaux, qui peut nous induire en erreur et nous décrédibiliser. A nous de trouver des arguments en faveur de la gestion et de la conservation de la biodiversité, dont les mammifères marins font partie… mais n’oublions pas que l’on ne souci pas autant du sort des requins, des poulpes, des poissons péroquets et de milliers d’autres espèces menacées car surexploitées ! Mais pourquoi ? elles sont aujourd’hui si menacées !!??! mais elles sont peut-être moins belles et moins fascinantes à nos yeux…
    Décidément, rien n’est simple et accorder 80 pays aux cultures et aux problèmes économiques différent n’est pas chose facile.
    Voilà pas forcément un élément de réponse, mais selon moi quelque chose qu’il faut garder à l’esprit, au même titre que faire de la science oui ! mais pourquoi !? N’avez-vous pas constaté que bon nombre d’études sont faites et ne semblent pas franchement prioritaire pour la gestion et la conservation ??!!

    On a vraiment beaucoup de questions à se poser…

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